Mes 13 plus grands chocs culturels aux Etats-Unis

Mes 13 plus grands chocs culturels
Mes 13 plus grands chocs culturels aux Etats-Unis

Cet article participe au défi blog « The 20th in America » initié par Laetitia de French Fries and Apple Pie et Isabelle du blog FromSide2Side.

Je suis là depuis trois ans, on pourrait croire que l’effet surprise est passé. Et bien non, parce que ces petits ou grands chocs culturels me poursuivent tous les jours. Certains m’exaspèrent tellement que je me suis défoulée ici, l’article le plus populaire étant sans doute celui sur la conduite aux Etats-Unis !

Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Choisissez-vous celui de mes chocs culturels aux Etats-Unis qui vous interpellent le plus et plébiscitez le par un commentaire ! Voici donc mes 13 plus grands chocs culturels aux Etats-Unis :

1. L’omniprésence de l’espagnol dans les magasins… et ailleurs

Une fois le container arrivé commence le rallye entre la maison et le magasin de bricolage. Entre les ampoules à remplacer et les trucs à racheter, nous avons de plus acheté une maison dès notre arrivée. Une belle maison avec beaucoup de travaux à faire. Notre équipe d’ouvriers était exclusivement d’origine Amérique latine et croyez moi, j’ai plus parlé espagnol qu’anglais pendant trois mois ! Mais ce qui m’a le plus sidéré, c’est le Monsieur Bricolage du coin, où l’affichage était à 100% bilingue : anglais d’un coté, espagnol de l’autre.

Les Etats-Unis restent un pays qui s’est bâti sur l’immigration et cela se voit, pas seulement dans les magasins. L’école élémentaire de mon fils envoie par exemple les informations importantes (et non relatives à sa scolarité) en français aussi !

2. L’absence de marque française dans les supermarchés… et ailleurs

Vivre en tant qu’expat’ n’est pas facile si vous souhaitez garder les mêmes habitudes alimentaires.

Bonne Maman est présent partout, de plus à prix je dirais local. C’est l’exception. Evian, Perrier, Maille, quelques biscuits LU sont importés et hors de prix.

De même pour les vêtements. Mais où est le Made in France aux Etats-Unis ?? Nous avons de si belles marques de qualité dans la mode, aux abonnés absents ici. Une boutique Petit-Bateau à Beverly Hills. Le Comptoir des Cotonniers à New York qui ferme boutique. Quelle tristesse.

3. Le nombre de grosses cylindrées… alors que la vitesse est très limitée

Okay, je vis sur la côte Est, de plus dans la capitale. Il y a de l’argent à Washington et les Américains n’ont pas de complexe à le montrer. Mais j’ai vu des BMW, Mercedes et Audi partout du Massachusetts à la Floride. Seriously, à quoi ça sert à part montrer sa réussite ?

Il faut descendre vers le sud de la Virginie pour trouver, ô miracle, un tronçon à 70 miles per hour (environ 110 km/h). Rouler sur une autoroute ici est d’un ennui ! Alors une BMW voire une Porsche pour rouler comme tout le monde à 55 miles per hour (à peine 90 km/h), c’est bien inutile.

Choc culturel aux Etats-Unis : la conduite !

4. Les Américains ne savent pas conduire

Finalement ce n’est pas plus mal que les autoroutes soient faites pour des courses d’escargot. Les Américains sont de pur danger public au volant. Passer le permis est une blague et on donne le volant à des ados de 16 ans, qui dans le cas des garçons sont gorgés de testostérone. Après 10 ans de jeux vidéos, ils passent de la play station et des applications sur téléphone à une vraie grosse voiture et s’en donnent à coeur joie.

A mon humble avis, les Américains au volant sont encore plus dangereux que les Américains avec une arme. Parce que tout le monde conduit ! Pour en savoir plus, je vous renvoie à mes 10 raisons pourquoi les Américains ne savent pas conduire.

NB: Petite explication interculturelle: sans permis et sans voiture, il est difficile de survivre aux Etats-Unis.

5. Les phénomènes météo qui me donnent l’impression de vivre dans un pays du Tiers Monde

Comme tout Français qui a écouté à l’école, j’ai appris que la France était un pays tempéré, bénéficiant d’un climat doux grâce au Gulf Stream qui passe au large de la Bretagne. Bizarrement ce même Gulf Stream part des Etats-Unis mais semble avoir un effet inverse. En effet, depuis que je vis à D.C., nous avons eu des chûtes de neige impressionnantes, des tornades, des inondations, des orages dévastateurs etc etc.

La dernière tempête de neige, nommée Jonas, a laissé 80 cm de neige poudreuse derrière elle. Les écoles ont fermé le jeudi 21 janvier et n’ont rouvert que le lundi 1er février. Personnellement nous avons été bloqué cinq jours à la maison, attendant le chasse neige. 2,5 tonnes de neige séparait ma voiture de la rue principale, elle déjà dégagée plusieurs jours auparavant.

Il y a deux jours, avis tornade. Puis avis d’orage violant pouvant tourner sans avertissement en tornade. Nous n’avons pas vu la tornade mais l’orage était effrayant. J’ai assez de branches tombées dans mon jardin pour faire tourner la cheminée jusqu’au printemps.

6. La nullité des coiffeurs américains

Trois ans plus tard je suis toujours à la recherche d’un coiffeur correct. Je ne dis même plus un bon coiffeur. Correct veut dire qui être capable de me faire une coupe basique “vous ne coupez que les pointes s’il vous plait !” sans que je ressorte avec 10 cm de moins. Ou avec un dégradé loupé. Ou pas droit. Ou les trois.

Ce choc culturel là fait toujours mal, et fera mal aussi longtemps que j’aurais des cheveux. J’en ai parlé dans ce blog post “How to find a good hairdresser in the US?”

7. Le budget nécessaire pour les summer camps

Mai 2015, le choc. Je réalise que les vacances d’été commence le 11 juin et durent 11 longues semaines. Comment occuper trois enfants en dehors des deux semaines de vacances familiales ? Les Américains ont la solution : les summer camps, en français centres aérés ou colonies de vacances.

C’est un marché juteux. Une semaine coûte entre 200 et 500 $ dans une formule centre aéré. Notre budget pour 2015 s’est élevé à 6.000 $ pour deux enfants, notre ainée étant assez grande pour s’occuper toute seule. Pour plus de détails, consultez ce post “Summer camps in the US are a challenge”.

8. La gentillesse et amabilité des serveurs dans les restaurants

On peut ne pas être d’accord sur ce point. Dire que les serveurs sont seulement aimables parce qu’ils sont payés au pourboire. J’en parle largement dans “Le client est-il vraiment roi aux Etats-Unis ?“. Pour moi, la réponse est oui sans hésitation. Peu m’importe leur motivation. J’aime leur sourire, disponibilité et envie de faire plaisir. Je n’ai jamais eu de mauvaises expériences aux Etats-Unis, alors que j’aurais des exemples à la pelle en Europe !

9. Le plastique chez Whole Foods… et ailleurs

Bienvenu dans le pays du plastique ! Tout est emballé et sur-emballé avec du plastique. Le plus choquant, c’est quand Whole Foods, le leader des supermarchés bio, emballe ses fruits et légumes dans de belles boites en plastique ! Que reste t’il d’écologique dans leurs produits ??

J’habite dans un comté qui encourage le triage des déchets. Nous avons donc dehors trois poubelles : une pour le plastique et le verre, une autre pour les cartons, la dernière pour tout le reste. Le recyclage reste cependant folklorique. J’ai vu de nombreuses fois les éboueurs tout mettre dans la même benne à ordures !

10. Vivre à la vitesse du “Time is Money”

Le rythme de la vie américaine n’a rien à voir avec la France. La vie ici ne s’arrête jamais. Magasins ouverts 24 heures sur 24. Commande livrée le jour même. Livraison le dimanche. Welcome dans un pays où les nouvelles technologies sont au service d’une mentalité.

D’après une étude de l’OCDE, un Américain travaille en moyenne 400 heures de plus par an qu’un Allemand, et 300 heures de plus qu’un Français. J’en parle largement dans cet article sur le “time is money” américain.

11. Le nombre de gens qui travaillent dans un domaine qui n’a rien à voir avec leur formation

Ma coiffeuse (je ne la laisse faire que les colorations, les coupes attendent que je rentre en Europe !) était prof avant de passer aux ciseaux et brosses. La maîtresse de Pauline (ma petite dernière) était assistante de direction avant de changer il y a 10 ans. Notre électricien est passionné par son job, mais n’a pas eu de formation dans son domaine.

Rien de surprenant aux Etats-Unis où beaucoup de professionnels n’ont pas suivi de parcours classique. Impensable en France où le diplôme d’une grande école est synonyme de porte d’entrée à un réseau bien fermé. Je trouve cela plutôt rafraîchissant !

12. La dégradation des manières de table chez mes enfants depuis qu’ils vont à l’école américaine

Mes enfants de 5 et 6,5 ans ne tiennent plus en place à table, font du bruit en mastiquant et nous accordent une vue magnifique sur le contenu de leur bouche. Pire, ils régressent et tiennent leurs couverts à pleine main comme des bébés. C’est un combat de tous les jours, mais que je vais G A G N E R ! Ils peuvent prêter serment au drapeau américain en récitant le serment d’allégeance tous les jours à l’école, mais ils mangeront comme des Français. J’ai dit. Point à la ligne.

13. Enfin mon dernier choc culturel aux Etats-Unis : Le nombre d’Américains d’origine allemande

Les Américains, si on réduit le terme américain à ceux qui sont ici depuis deux ou trois générations, ont beaucoup de points communs avec les Allemands. C’est très frappant quand on observe leur gestion du temps et sens de l’organisation.

Pas étonnant dès que l’on sait qu’en 1910, l’Allemagne était le pays d’origine de la majorité des immigrés aux Etats-Unis. En 2010, plus de 50 millions d’Américains indiquaient lors d’un recensement qu’ils étaient d’origine allemande. L’exemple le moins connu est… Donald Trump !

Et voilà, j’aurais encore pu parlé des machines à laver qui ne lavent pas, des sèches-linges trop chaud. Ou du manque de protection des données personnelles. Des sommes phénomènales dépensées dans la campagne présidentielle. Du peu de jours de vacances accordés. Ou pris. Etc. Etc. Cela sera pour une autre fois !

En attendant, chaque lien renvoie sur un article de ce blog. N’hésitez pas à commenter !

Leave a comment with your Facebook account, or use the comment fields below

comments

Written By
More from Catherine

6 leçons à apprendre du marketing politique aux Etats-Unis

6 leçons à apprendre du marketing politique aux Etats-Unis Le marketing politique...
Read More

3 Comments

  • Reply
    vous aviez tres bien compris ce que je voulais dire bien que j’ai fait trop de “typos” comme je m’apercoit maintenant! Excusez-moi, svp. Sauf que la raison que je commente surtout sur le dernier choc culturel, le grand nombre d’Américains d’origine allemand, c’est à base des autres chocs qui sont pour la plupart presque identique avec les chocs que des autres etrangers pourraient trouver parmis les allemands, (les voitures polluantes sur des rues encombrés, les maniéres de table assez neandertal, la manque de style et d’ élégance de femmes, et la qualité sous-terrestrique des repas…) Seule PLUS pour les américains: leurs serveurs tres gentilles et polies.
    PLUS des allemands: les pesonnes bien-eduqués ont quand meme des maniéres de table (etiquette).
    Merci d#avoir pris le temps d’avoir lue ve commentaire abondante..
    Heike

  • Comment a propos Choc culturel aus Etats-Unies:
    Challenge 13: Nombre des américains d’origine allemand – vue à travers les autres challenges (Pas de maniéres de table, savent pas conduire, conduisent des
    Cars ultra-non-écolos, la gentillese des serveurs):
    la plus grande similarité entre les americains et les allemands, d’une grande partie ses ancetres, je trouves dans le grands cars non-ecolos, qui bouffent extrement de gasoline, dont on ne peut pas utiliser à la vitesse ou le but souhaité. P.e. chaque personne etst bien- ou mal-estimé en la socitié accordant à quel brand de car elle nomme sa proprieté:
    DAimler, BMW, VW, Audi et pour les testoxsterons- pseudo-jeunesse dorée à l’ahge 50+, le Porsche bien sur. Bien que, en théorie, sur grands parts des autoroutes en Allemagne, il n’y a aucune limite de vitesse, mais en fait, surtout dans les centres et agglomérations industriels et extremement surpeuplé, vous vous trouvez pendant les jours des la semaine tous les matins tots et les apès-midiis tards, a cause de la foule des “commuters”, TOUJOURS dans une embouteillage, où vous pouvez à peine rouler plus lente que 30 km/h! Ou les les retraiteurs à l’age 65 / 70 + veulent en tout cas garder leur indépendance, et, car ils sont souvent presque aveugles et peu mobiles dans les reins et les genoux, s’achetent dans des petites quartiers folkloristiues d’une ex-capitale toujours pas projeté en originale (en 17./18. siècle surtout), BOnn (Nommé BUndesdorf, disant village capitale par les indigèns) avec des rues minces et sans opportunités de parking, des grands SCU ou Landrovers, que vous-vous expetez meilleur au vastes pleines de nebraska ou en Alaska dans les forets sans rues civilisés at couverts de 3 metres de neige pour la moitié d l ‘an. Ici, l’hiver n’est rarement plus froid que -5 dgrée Celsius et de la neige: de plus que 8 cm disparues instantaneously la meme nuit, la grand-Mére va toujours conter les bébes! et tous les rues sont bien asphalté et libéré de neige et glace et il n#a preque pas de turbulences du temps comme tempetes et tornados: nulles! Oui, il y a quelques orages de chaleur et humidité en été (Guilleaume ii a faire entrainer son corps pour Afrique à Bonn grace ou climate “schwül” (Hot and damp like the subtropics) montant meme jusqu’a 40 degrées souvent dans les mois de juillet et aout. Tout la choix d’une voiture is only image-building. si on n’a pas du tout d’un car, les gens te regardent comme très suspicious, ils se demandent si vous etes dependant de l’aide sociale ou si vous ne pouviez pas payer le cours de permis de conduire qui augmente aujourd’hui meme jusqu’à 1500 – 2000 EUR! Et quelle peine de passer l’examen: la théorie est impossible à maitriser avec ses 50 pages de questions meticuleuses et tricky à Multiple choice, si vous n’avez pa passé un diplome de droit de transports et traffic, et le pratique, j’ai presque faillit `a l#age de 19 ans, meme que j’ ai pris plus de lecons de praatique que normale, quand je devais parquer mon car sur une street steep and avec inclination d plus que 20 % – et “rückwärts” nach links – backside at left! and directly behind a curve, où vous ne pouvez pas voir en temps, si une autre voiture voulait passer pendant vos efforts pauvres…
    Et pour les serveuses américaines, ca s#entend comme un monde célestiel pour moi, car ici, les serveurs, soit vous ignorent completement, si vous ne les sont déjá bien connu comme client fidéle et bien-consumant, et ils sont presque si uncharmant comme ces connus á Paris, ils se moquent de vous, si vous ne connaissez pas la pronciation indigène d’une specialité de Rheinland, Grece ou Vietname sans accent et intonation. Des questions investigatives du client sur le contenue comme viande de porc ou glutène ou lactose et detesté et deteriore immediately meme plus le service. Dans les grands-magazins, vous pouvez desfois chercher pendant 1/15 heures jusqu’à ce que vous trouverez de personnel qui pourrait vous consulter, et pour la plupart ils / elles vous diront: je ne suis pas de ce departement, je travaille chez les chaussures, la collègue de la lingerie se trouve dans son recrea de dejeuner bien-merité! Vous Vous sentez comme in insecte degeulasse invasive dans un temple de consumptionet de luxe extrqaordinaire (Meme que des vetements qui sont seulement chics, ne revez pas de branché– vous ne trouverez jamais en middlesized Geman citiies! les femmes allemands pour pla plupart, ont une figure assez nette et droite, mais elles doivent se couvrir avec des sacs de pommes-de -terres il me semble, comparé avec la belle, belle France!!

    Les allemands et le service: un trauma!

    et les allemands et la bouffe: encore pire! la cuisine traditionelle regionale n’est pas si mal que son rumeur, Mais les allemands estiment le savourer des repas pas comme les francais, ils mangent seulement, car ils veulent pouvoir travailler plus dures et plus longes heures pour gagner leur argent piur – voir en haut – les cars chers et des voyages de luxe et surout des grandes maisons, qu’ills aiment a batir presque seule à propre main. Oui, on pourrait dire, soit ils prennett leur nourriture ecolo comme une médicine amère, sans joie et sans savourer et tres compliqués faits sans résultat délicieux, ou ils bouffent a haute vitesse Fast and Convenience Food sans aucune reflection et joie et respect.
    Dependant du status social, il y a une grande difference ici avec les manières de tables: les personnes bourgeois et eduqueś, ont des etiquette presque si parfait qu’en France, savent, comment servir la table et mettre les assiettes et utitliser les couteux a cuilleres et forches.
    Mais les bricoleurs et ouvriers et les pauvres génération 3 de “Hartz IV” dans les HLM ( aide sociale plus restrictif que n’importe oú en Europe depuis 2004, la grande revolutiion et de-democratisation de la sociéte) vraiement bouffent comme des betes… Souvent je peux, quand je regarde ces-gens là dans le cantines des entreprises, ou ils font peut-etre quelques travaux de restauration auc batiments), très bien imaginer, pourquoi les francais ont titulé les allemands comme “sales boches” pendant les Guerres I et II ! OINK OINK n’est pas loin dans ces moments lá- J’evite de manière discriminatif, je le sais, de m#assoir pres d’eux quand je les trouve dans la cantine… car ca m’est trop degeulasse…. pardon, me compatriotes! la facon de vivre , le savoir-vivre, ca a toujours et va tours rester le privilège des francais et nulle autre culture! Amitiés du bord du Rhin!

    • Je ne suis pas sûre d’avoir tout compris. Mais il me semble que vous êtes assez critique Heike envers vos compatriotes allemands, qui roulent dans des voitures polluantes sur des autoroutes toujours encombrées, ce en quoi ils ressemblent aux Américains. Bref un commentaire en grande partie concernant le dernier choc culturel, c’est à dire le grand nombre d’Américains d’origine allemande.
      Merci Heike d’avoir pris le temps de commenter abondamment ce post.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *